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Donc, à la demande générale, et suite au règlement pour les nouveaux, j’ai cru comprendre que le compte rendu constitue une constante essentielle à cette randonnée. Moi qui arrivais pour user gentiment mes roues, voila qu’il me faut aussi user mes neurones, quelle surprise ! eh bien allez, on se prête au jeu, voici donc quelques lignes relatant ce que j’ai vécu mardi. (après les folles journées de Nantes, voici la folle soirée de Mardi C’est Roller..) On essaiera de faire concis et linéaire, de ne pas trop partir dans les délires et rester digeste...

Etant enfin vraiment en vacances, je regarde mardi après-midi ce qu’il y a comme randonnées, et je tombe sur mardi c’est roller, rendez-vous 20h20 à bastille. Chouette, je vais pouvoir enfiler les rollos ! j’ai appris plus tard que j’ai eu du pot, le point de rendez-vous était mis en ligne le matin même, alors que d’habitude il est là 1 à 3 jours avant ! On dira que c’est tout un ensemble, parce que "tout est dans tout" ! (attention, adage de la journée, c’est du lourd...)

J’arrive sur place à l’heure dite, et là, grosse frayeur : je vois 2 filles au pied des marches, chaussées et prêtes à partir, je leur demande gentiment :"vous êtes ici pour la randonnée du mardi ?" et vlan :"Pas du tout, mais je crois qu’il n’y a aucune randonnée le mardi", d’un air soupirant, qui transpirait :"Mais t’es complètement à l’ouest, mon gars ! Depuis quand il y a une randonnée le mardi ?" Dans les gencives... Là-dessus, je vois notre ami le danseur sur roues (je l’appellerai comme ça pour le moment, quasiment tous les prénoms se sont évaporés, à part Isabelle, vous ne m’en voudrez pas...) qui me rassure, ouf, et nous apercevons Isabelle et le reste (devrais-je dire le noyau dur ?) du groupe, arriver tranquillement au compte-goutte. Au passage, je confirme, vous êtes quand même de sacrés gais lurons ! le "joyeux drilles" du site n’est pas usurpé.

Bon, à part ça, j’ai bien compris que la randonnée ne démarrait pas à l’heure. Remarque, ça ne me change pas de mon pays d’origine, où on accorde humblement ce qu’on appelle la "demi-heure diplomatique" de retard (demi-heure, qui peut s’étendre à une heure et demie selon le degré de tolérance des convives). Au vu du dynamisme habituellement constaté chez mes compatriotes, est née une habitude nationale malgache, muée en un art de vivre inhérent à leur culture, qu’ils appellent : "mora mora". (En français : houla, surtout ne pas se presser, y a pas le feu, on a tout son temps !) Une devise nationale...

Isabelle m’explique alors que cette rando est toute particulière : ce qui la différencie des autres est cette fameuse Option Plus, que j’aurai tout le loisir de découvrir ensuite : chacun participe à sa manière au denrées que contiendra la grande pause, qui nous servira accessoirement de diner, de découverte gastronomique, de franches parties de rigolades, d’échange de vieux souvenirs, ou de jets de glaçons... Prendre réellement le temps de se sustenter pendant la pause, voila bien une idée qu’elle est lumineuse !

La rando commence. L’air est frais, ça avance bon train, et c’est infiniment plus flexible que les 10000 randonneurs du dimanche (à prendre dans les 2 sens du terme, tiens). J’apprécie au fur et à mesure la souplesse du concept ; on ne se marche pas dessus, les arrêts sont à discrétion, on détermine ensemble le moment et l’endroit de la pause... bref, je découvre les joies d’une randonnée qui n’a pas des allures d’usine. Allez, je fermerai les yeux ;o) sur les - bien entendu fausses - hésitations de notre indic (tous les chemins mènent à la rue jean Zay !), sur ceux qui cherchent gentiment à taxer les quelques gorgées d’eau tendues, ô combien salvatrices au demeurant, ou sur les chutes qui ternissent le beau bronzage tout droit revenu des vacances...

Donc après avoir monté, descendu, tourné, s’être arrêté, tourné, descendu, monté... bref, après avoir parcouru à peu près environ les 9/10eme du parcours, on se pose sur les quais. Je découvre alors l’Option Plus dans toute sa splendeur, tout ce qui illustre ce coté convivial, primesautier, altruiste, fédérateur, jovial, voire champêtre de cette randonnée ! Les victuailles posées sur la belle nappe rouge fièrement étalée, pour moi le symbole absolu du ralliement des troupes ! Pendant que tournent en permanence toutes sortes de produits à tendance bio, à la manière d’orbites géostationnaires, certains beaucoup plus rapidement que d’autres (vin, fromages, olives, pain, chips, "miel exotique", etc...), tournent également les considérations que chacun avance gaillardement, sur des sujets aussi divers que la libération de notre Ingrid (inter ?)nationale, les produits trop ou moins sucrés, les oublis de certains restés solidement ancrés dans la mémoire d’autres.. ;o), les décrets décidés à la volée (et quasiment en temps réel, ça ne rigole pas !) de notre cher "Starkozy", les taches qui incombe aux nouveaux venus, ou des produits exotiques qu’on trouve finalement dans la grande surface du coin, entre autres...

Deux climax ont éclairé notre soirée ! De nature très différente, certes. Le premier étant cet aphorisme sorti tout droit de la bouche de notre sage de la soirée, telle une conclusion quasi infaillible : "Tout est dans tout !" enfin voyons, quelle évidence, une telle généralisation ne peut que réconcilier le monde avec lui-même, et restaurer intégralement l’harmonie cosmique ! (euh, je m’égare...) le deuxième est plus difficile à décrire... comment dire, c’est un peu comme le "deuxième effet kiss kool" : une sorte de sensation pâteuse dans la bouche mêlée à gout particulièrement persistant, provenant d’une pâte de fruit à base de gingembre... ça, c’est de la pâte de fruit comme on n’en fait plus ici, ou comme on n’en a jamais fait, heureusement. On sentait bien le gout du gingembre, y en avait-il vraiment 6% ou 94 ? Ça nous a fait quand même une bonne partie de la soirée, cette histoire.. ben oui, le temps que ça se dissolve complètement, ça laissait amplement le temps de jaser ! Mais bon, attention, c’est un pur produit exotique (d’après les signes indéchiffrables sur la boite) qu’on trouve pourtant bien chez nous ! Alors quand on pense que certains seraient prêts à faire des milliers de kilomètres pour obtenir ces sensations, l’erreur est humaine... Bref, on aura voyagé peut-être plus étant assis que debout sur nos roues, un comble ! Mais non, ça ne s’explique pas, "tout est dans tout"... à coté de ça, on peut dire que le retour s’est passé sans histoire.

Bien le bonjour à tous, et vive Mardi C’est Roller !

Mahery Andrianaivoravelona

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